En marge de la conférence des parties sur le climat qui se tient actuellement à Dubaï aux émirats arabes unis, les délégations des pays de l’Afrique de l’Ouest et du sahel mettent l’occasion à profit pour discuter des politiques environnementales de leurs pays afin de trouver des solutions communes aux problèmes climatiques qui les secouent. La rencontre va permettre aux participants de discuter des solutions communes sur le changement climatique qui secoue l’Afrique. Elle est une initiative du comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS). L’objectif est de réunir ces États au tour d’une ambition collective. Celle d’aider l’Afrique à être plus résiliente dans l’adaptation au changement climatique.
Le rapport de la banque mondiale sur le climat et le développement dans les pays du G5, à savoir le Burkina Faso, le Tchad, le mali, la Mauritanie et le Niger, situés dans la région du sahel en Afrique, indique qu’ils font partie des pays les moins développés du monde. Le nombre croissant de chocs climatiques à intervalles réguliers entraine d’importantes pertes de production, de baisse de l’accumulation de capital et conduit à des points de basculement écologiques et économiques potentiellement dévastateurs dans la région.
C’est pourquoi un cercle de réflexion est mis en plac au tour de l’ambition collective d’aider l’Afrique à être plus résiliente dans l’adaptation au changement climatique. Abdoul Salam BELLO administrateur de la Banque Mondiale pour le groupe Afrique et Membre de ce cadre, revient sur le lien de cette structure avec la COP-28 « nous saisissons l’opportunité d’être à la COP-28 pour faire le plaidoyer pour nos pays sur les questions liées à l’agenda climatique mais aussi faire le lien du déréglément climatique avec la sécheresse la restauration, la désertification des terres mais aussi sur la biodiversité.»

La sécheresse dans le sahel ne doit pas se limité seulement au niveau du sahel, nous avons des responsabilités communes mais partagées.
L’administrateur pour l’Afrique de la Banque Mondiale a rappelé que dès l’ouverture de cette COP-28, il a été question de discuter notamment de l’opérationnalisation des fonds sur les pertes et préjudices. Abdoul Salam BELLO estime qu’il est maintenant nécessaire pour l’Afrique de travailler sur la mobilisation de plusieurs ressources.
Face à l’enjeu de l’opérationnalisation de ce fonds, Monsieur BELLO pense qu’il est nécessaire pour les pays africains d’avoir des projets plus solides et d’avoir des capacités opérationnelles très ambitieuses pour la mise en œuvre à long terme de ce fonds pour les pertes et dommages.
Il faut rappeler que le comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS) a été crée le 12 septembre 1973 à la suite des grandes sécheresses qui on frappé le sahel dans les annees 70. Il regroupe aujourd’hui neuf états dont 4 cotiers à savoir la Gambie, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et 4 enclavés dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad ainsi qu’un État insulaire le Cap vert.
Idiatou Souaré


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