À quelques semaines des élections législatives prévues le 31 mai 2025, la Direction Générale des Élections (DGE) a levé le voile sur les mécanismes ayant encadré la validation des candidatures. Objectif affiché : garantir la transparence, l’équité et la conformité des dossiers dans un contexte marqué par un afflux massif de candidatures issues des 375 communes du pays.
Une commission nationale au cœur du dispositif
Pour faire face au volume des dossiers, la DGE a mis en place une Commission nationale de validation, présidée par sa Directrice générale, Djenabou Touré. Contrairement à une gestion décentralisée, l’institution a opté pour une centralisation complète du processus afin de limiter les risques d’erreurs ou de rejets arbitraires.
Selon la DGE, cette commission regroupe, en plus de ses cadres internes, des représentants de plusieurs départements stratégiques, notamment la Justice, les Affaires étrangères et les services de sécurité. Cette approche multisectorielle vise à assurer une vérification approfondie des dossiers, “pièce par pièce”.
« Tous les dossiers ont été réceptionnés sans rejet préalable au niveau local. C’est au niveau central que chaque candidature a été examinée avec rigueur », a expliqué Djenabou Touré.
Vérification des documents : tolérance zéro pour les faux
L’un des axes majeurs du processus a été la lutte contre les faux documents. La DGE indique avoir travaillé en étroite collaboration avec les services compétents, notamment le casier judiciaire et les structures en charge de l’état civil, pour authentifier les pièces fournies.
Le casier judiciaire, en particulier, constitue un élément déterminant : son absence ou la présentation d’un document falsifié entraîne automatiquement l’invalidation de la candidature.
Par ailleurs, la DGE souligne que l’authenticité seule ne suffit pas. Les dossiers ont également été passés au crible de la cohérence administrative et biographique. Des incohérences dans les informations (lieu de naissance, résidence, statut du candidat, etc.) peuvent ainsi justifier un rejet, même en présence de documents authentiques.
Parité et conformité des listes : des critères stricts
Sur le plan des exigences électorales, la DGE rappelle que les listes nationales doivent respecter des critères précis. Chaque liste doit comporter 49 candidats et se conformer à la loi sur la parité, imposant un quota minimum de 30 % de femmes.
Ce quota doit être respecté selon le principe de l’alternance (liste dite “zébrée”), avec une succession homme-femme ou femme-homme tout au long de la liste. Le non-respect de cette disposition entraîne l’invalidation pure et simple de la liste.
Contrôle des cautions financières
Autre point de vigilance : la caution financière exigée pour chaque candidature. La DGE affirme avoir procédé à des vérifications auprès du Trésor public et de la Banque centrale afin de s’assurer de l’authenticité des paiements effectués et du respect des délais de dépôt.
Un processus sous le signe de la transparence
À travers ces explications, la DGE entend rassurer l’opinion nationale et les partenaires internationaux sur la crédibilité du processus électoral. L’institution insiste sur le caractère méthodique et inclusif de l’analyse des candidatures, affirmant que toutes les décisions ont été prises sur la base de critères clairs et préétablis.
« Nous avons documenté chaque étape pour démontrer que le processus a été conduit avec rigueur et conformément aux textes en vigueur », a conclu Djenabou Touré.
Karim Camara


Commentaires récents