Le collège syndical de la société minière CDM-Chine, implantée dans la région de Boké, durcit le ton face à la direction générale de l’entreprise. Après plusieurs mois de négociations infructueuses, les travailleurs ont déclenché une grève ce mercredi 28 janvier 2026, dénonçant le non-respect de leurs revendications.
Selon Oumar Cissé, porte-parole des travailleurs, les discussions menées sous l’égide de l’Inspection générale du travail n’ont pas permis de mettre fin à la crise sociale qui secoue la société. « L’objectif fondamental de la grève est d’obtenir le reclassement des travailleurs conformément à l’arrêté 757 du 21 août 2025, le paiement des travailleurs malades maintenus à domicile, ainsi que la formation du personnel, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », a-t-il expliqué.
Le responsable syndical précise que le collège syndical avait déjà déposé deux préavis de grève, suspendus à la suite de promesses formulées par la direction. Des engagements qui, selon lui, n’ont jamais été respectés. « Ces promesses non tenues ont conduit à un nouveau préavis, suivi du déclenchement effectif de la grève le 26 janvier, à la veille du 27 janvier 2026. Les négociations engagées par l’Inspection générale du travail n’ont toujours pas abouti. Nous n’allons donc pas rester bras croisés : la grève va se poursuivre tant qu’aucune solution satisfaisante ne sera trouvée », a-t-il averti.
Le mouvement de grève est principalement motivé par le non-respect de la convention collective des mines et carrières, ainsi que de l’arrêté 757, publié en août 2025, qui établit une nouvelle catégorisation des travailleurs du secteur minier.
Source : Syndicat des travailleurs de CDM-Chine (déclaration d’Oumar Cissé, porte-parole)


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