À l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, le professeur Kandé Bangoura tire la sonnette d’alarme sur l’érosion des espèces, les dangers des OGM et l’urgence d’une mobilisation collective pour sauver les écosystèmes.
Une date symbolique pour un enjeu vital
Chaque 22 mai, la planète célèbre la Journée mondiale de la biodiversité. Elle commémore l’adoption, en 1992 à Rio de Janeiro, de trois grandes conventions internationales sur le changement climatique, la lutte contre la désertification et la préservation de la biodiversité.
Trente-trois ans plus tard, la biodiversité mondiale continue de s’éroder à un rythme alarmant. Cette journée est l’occasion de réfléchir à la situation actuelle, mais surtout de prendre des mesures concrètes.
La menace silencieuse des OGM
Le professeur Kandé Bangoura, expert en océanographie, alerte sur la disparition croissante de nombreuses espèces. Il insiste également sur un danger moins visible : celui de la manipulation génétique. « Certaines espèces sont génétiquement modifiées par les humains. Ces OGM donnent de bons premiers fruits, mais les semences qui en sont issues ne produisent que des plants femelles, sans fruits. Il faut donc protéger les gènes naturels », explique-t-il.
Cette perte de diversité génétique représente une menace directe pour la sécurité alimentaire et la résilience des écosystèmes.
Écosystèmes sous pression : un appel à la préservation
Les écosystèmes (forêts, océans, lacs, rivières, fleuves) sont aussi en danger. Bien que la Guinée soit riche en ressources naturelles, celles-ci sont fragilisées par les activités humaines, la pollution et les effets du changement climatique.
Certaines zones côtières ont montré des signes encourageants de régénération naturelle, notamment grâce à la mangrove, mais d’autres écosystèmes restent menacés. « Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard », prévient le Pr. Bangoura.
La jeunesse au cœur de l’action
Dans son message, le Pr. Bangoura s’adresse directement à la jeunesse, notamment aux jeunes journalistes et communicants : « C’est une occasion pour vous de transmettre ce message aux communautés. Par l’éducation, la sensibilisation, mais aussi par des actions concrètes. »
Objectif 2030 : plus que cinq ans pour agir
Alors que l’échéance des Objectifs de développement durable (ODD) se rapproche (2030), la nécessité d’agir se fait pressante. La conférence de Montréal en 2022 a renouvelé les engagements internationaux en faveur de la biodiversité. Mais sans implication locale et communautaire, ces promesses resteront sans effet.
Reboisement, ramassage des déchets plastiques, campagnes d’éducation environnementale : autant d’initiatives concrètes à encourager dès maintenant.
Préserver la biodiversité, c’est préserver la vie
Face à l’érosion de la biodiversité, l’inaction n’est plus une option. L’avenir de notre planète, et celui des générations futures, dépend des choix que nous faisons aujourd’hui.
Par Boèboè BÉAVOGUI


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