L’association Climate Chance, en partenariat avec Biotope Guinée et l’Office Guinéen des Parcs et Réserves de Faune (OGPNRF), a organisé ce mardi 6 mai 2025 un atelier de formation sur la connectivité écologique des aires protégées. Cette formation intitulée « la connectivité écologique : enjeux et défis pour la protection des aires protégées de Guinée » s’inscrit dans la suite logique des 4 modules précédents Combo+, à l’intention de différents acteurs.
L’objectif de cette formation est de rehausser le niveau de compétence d’une multitude d’acteurs guinéens sur la thématique de la connectivité écologique pour qu’ils comprennent l’importance de la connectivité écologique dans la préservation des aires protégées en Guinée.
Selon Marion Cassinot chargée de projet corridor de biodiversité pour l’association climate chance, cette de formation sur la connectivité écologique se déroulera à Conakry du 6 au 8 mai 2025.
Pour cela, 3ème journée de formation ont été organisée selon trois types d’acteurs pré-identifiés. « Le 1er jour ce sont les ONG, les associations, les partenaires privés et les bailleurs. La 2ème journée sera consacrée au ministère de l’environnement et du développement ainsi que toutes les agences qui lui sont liées. Et la 3ème journée ça sera le tour des autres ministères qui ont des activités en lien avec la biodiversité », a précisé la chargée de projet Marion Cassinot.
Facinet Sylla coordinateur pays de Guiné44 et chargé de projet biodiversité au sein de cette structure a participé à cette première journée de formation. Il apprécie l’idée de formation et de sensibilisation des acteurs intervenants dans le domaine de la protection de la biodiversité, de les outiller pour bien mener leur projet de conservation et de restauration.
Il reconnaît que beaucoup d’efforts de développement sont en train d’être fourni par le gouvernement mais il reste encore à faire dans le cadre de la protection de la biodiversité. Selon lui, auparavant, l’aspect biodiversité n’était pas vraiment ressortie dans les études d’impact environnementales et sociales, mais actuellement avec les projets de protection des aires protégées, on commence de plus en plus à en tenir compte de la protection de la biodiversité. C’est pourquoi il demande aux bénéficiaires de la formation d’insérer les notions apprises dans tous les volets de leur projet, notamment à l’Etat d’instaurer l’aspect biodiversité dans ces projets de développement.
En participant à cet atelier Kadé Niang représentante de l’ONG Green transformation (GT2050) se dit outillée à intervenir davantage sur des questions de connectivité écologique.
« C’est un grand plaisir d’avoir participé à cette formation. Elle m’a permis de comprendre ce qu’est un corridor écologique et l’importance d’en créer en Guinée pour mieux protéger notre biodiversité ». Et d’ajouter que partout où on parle de biodiversité, il faut aussi parler de connectivité entre cette biodiversité et les éléments de la nature. Cela lui a donné envie d’apprendre davantage sur la connectivité écologique. La formation est l’une des activités du projet corridor de biodiversité qui a commencé en avril 2023 en Guinée pour une durée de trois ans, financé par l’agence française de développement. L’idée est de travailler sur la création de corridor de biodiversité.
Il s’agit de mettre en place une méthodologie pilote qui permet de prouver la faisabilité d’un corridor qui permette de relier deux parcs nationaux en Guinée et de travailler également sur la thématique de financement innovant. Climate chance est un couloir de transmission entre les systèmes de financements internationaux liés aux crédits carbones biodiversité et les acteurs de terrain qui travaillent sur la protection de la biodiversité qui ont besoin de ces sources de financement additionnelles.
La chargée de projet biodiversité à climate chance rappelle que le projet a été initié suite au lancement de la coalition internationale de corridor de biodiversité par quatre pays dont la Guinée, la France le Gabon et la Tanzanie lors de la COP15 sur la biodiversité en 2022 à Montréal.
Il faut rappeler aujourd’hui qu’il y a dix-huit (18) aires protégées en Guinée, en cours de restructuration et placées sous la tutelle de l’Office Guinéen des parcs et réserve de faune.
Boeboe Béavogui


Commentaires récents