La question de la gestion des déchets en Guinée refait surface avec force. Lors de la présentation de la politique générale de son gouvernement, le Premier ministre Amadou Oury Bah a été interpellé sur la fermeture tant attendue de la décharge de Dar-Es-Salam, devenue au fil des années un symbole criant des défis d’assainissement du pays.
Dans une réponse se voulant rassurante, le chef du gouvernement a reconnu le caractère « inacceptable » de la situation actuelle, pointant du doigt des années d’atermoiements. Il a toutefois affirmé que des avancées significatives ont été réalisées dans le processus de fermeture du site.
Selon lui, des discussions sont déjà engagées avec les différentes parties prenantes, et des propositions de financement sont en cours d’examen. Une réunion de travail imminente avec le ministre en charge du secteur devrait permettre d’accélérer la mise en œuvre des solutions envisagées.
Ambitieux, Amadou Oury Bah a également évoqué une transformation inspirée de l’expérience ivoirienne, citant la reconversion réussie de la décharge d’Akouédo landfill à Abidjan. Selon lui, le site de Dar-Es-Salam pourrait suivre une trajectoire similaire et devenir, à terme, une zone attractive sur le plan foncier.
Le Premier ministre promet ainsi une mise en œuvre rapide pour « redorer l’image » de cette zone emblématique de Conakry.
Mais derrière ces annonces, plusieurs interrogations demeurent :
Quelles garanties de transparence dans le financement et la gestion du projet ?
Quelles solutions durables pour la gestion des déchets à long terme ?
Et surtout, quel sort sera réservé aux communautés riveraines et aux acteurs informels qui dépendent de cette décharge ?
La fermeture de Dar-Es-Salam sera-t-elle une véritable réforme structurelle ou un simple lifting urbain ? Le débat est désormais ouvert.
Oury Bah


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