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Dépotoir de la Minière : les risques sanitaires et environnementaux auxquels sont exposés les riverains et récupérateurs

20 décembre 2023
in Actualités, Environnement, Santé
Dépotoir de la Minière : les risques sanitaires et environnementaux auxquels sont exposés les riverains et récupérateurs

 

La décharge de la Minière a fait récemment l’objet d’une visite par un groupe de journaliste. Ces journalistes étaient en formation sur les questions environnementales. Cette visite guidée qui était une partie intégrale de la formation a rencontré le chef du secteur et les récupérateurs qui ont exprimé les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Malgré les avantages pour les récupérateurs, la décharge constitue une source de maladie pour eux et riverains mais aussi une sources de pollution pour l’environnement.  

Dr. Abdoulaye Fall environnementaliste et encadreur sénior des bénéficiaires a tout d’abord donné une vue d’ensemble de la décharge sur son aspect pollution de l’environnement. selon lui, « Cette décharge, de par sa hauteur, est une source de pollution dans l’atmosphère. Vous voyez la fumée qui se dégage. Ces fumées sont non seulement dangereuses pour la santé mais également pour l’environnement. On sait qu’aujourd’hui, les décharges participent également à la production des gaz à effet de serre qui sont la cause des dérèglements climatiques. C’est pour dire donc aujourd’hui, cette situation est une situation déplorable. » a-t-il planté comme décor du dépotoir de la Minière.

Cette situation est aussi déplorable dans un sens social à en croire les explications du spécialiste Dr. Fall « Vous avez découvert des récupérateurs qui vivent de cela qui sont exposés aux fumées, aux dangers de blessures . Nous avons également des habitations qui au quotidien sont agressées par ces pollutions qui sortent de cette décharge. » a enchaîné l’environnementaliste. Ces récupérateurs parlent d’abord des avantages de la décharge dans leur vie avant d’en venir aux inconvénients. Seydouba Soumah, un jeune homme de la vingtaine révolue exerce dans ce dépotoir il y a 14 ans maintenant « Je n’ai pas le choix c’est pourquoi je suis là. Comme on dit souvent que l’homme propose Dieu dispose » a-t-il introduit la conversation avec le groupe de journaliste venu s’enquérir des réalités du dépotoir.

Devant les micros et caméras, Seydouba Soumah témoigne des avantages du dépotoir dans le quotidien des récupérateurs « Les ordures que nous ramassons sont envoyées à l’usine de recyclage pour être pesées. Une seule personne peut réunir jusqu’à 500 à 600 kg par jour ce qui équivaut 500. Ou 600. 000 GNF. » a-t-il expliqué comme profit qu’ils en tirent mais confirme aussi que la question de santé les inquiète à plus d’un titre « notre première difficulté ici c’est la fumée. Parce qu’à chaque fois que quelqu’un de ce quartier tombe malade et qu’il part à l’hôpital, les médecins lui disent d’arrêter de fumer. Pourtant l’intéressé ne fume pas. »

Cet aspect sanitaire autour de cette décharge a été largement abordé par l’environnementaliste Dr. Fall « Des personnes qui vivent dans la décharge et ses alentours s’exposent premièrement à la fumée qui est à la base des maladies pulmonaires. Cette fumée est également à l’origine des maladies de la peau, des yeux. À la longue, je ne veux pas être alarmistes mais pour certaines femmes qui sont là ça peut avoir des impacts tout simplement sur leur natalité. Nous avons vu des petits qui risquent de développer certaines maladies comme l’asthme sans oublier que ces ordures sont un nid pour les micro-organismes, des bactéries, des gênes pathogènes. Donc il n’est pas exclu que ces populations ramènent chez eux des microbes qui peuvent les rendre malade. Sans compter les produits chimiques issus des déchets électroménagers auxquels ils sont exposés qui contiennent des métaux lourds. Donc ce sont des populations qui sont vraiment exposées à ces nuisances-là. » Une réalité confirmé par M. Mara le chef du secteur qui abrite la décharge.

« Nous souffrons ici, tout ce qui sont à Dar-es-Salam et ses environs sont malades. Ça ne fait pas longtemps je suis quitté à l’hôpital, le médecin m’a dit que je suis malade. Nos eaux sont polluées. Même si vous rentré à la mosquée, vous trouverez que tout le monde touche. Cela est dû est au fait que les gens brulent les pneus et les ordures » dénonce M. Mara.

Pour Docteur Fall, l’heure n’est pas à la dramatisation mais il faut plutôt penser aux solutions « Je pense qu’aujourd’hui, cette situation n’est pas alarmante. Elle exige plutôt des moyens, de la réflexion puisque aujourd’hui nous parlons de développement durable qui demande la mise en place des solutions durables. »

Malgré les interpellations des autorités sur cette situation, rien n’a changé « Nous avons effectivement appelé tout le monde à savoir la commune, le gouvernorat pour les informer de ce qui se passe ici. Nous avons fait appelle au ministère de l’environnement nous avons appelé même les journalistes pour qu’ils voient ce qui se passe. » se plaint M. Mara visiblement lassé.

Le passage de toutes ces autorités citées plus haut n’a rien changé dans la situation. C’est pourquoi le chef secteur sollicite que le président la transition lui-même vienne sur le site « Aujourd’hui je préfère que le Président de la transition Mamadi Doumbouya lui-même vienne voir. Voir une seule fois vaut mieux qu’entendre mille fois. » souhaite-t-il.

Le danger est connu de tous et nul besoin de l’expliquer mieux que ce qui vient d’être dit plus haut. Les solutions pour y remédier dépendent de chaque intervenant. Seydouba Soumah pratiquant de la décharge demande à l’État d’éteindre juste le feu dans la décharge « La seule chose que nous demandons à l’État c’est de nous aider à calmer le feu qui est dans la décharge. »  un avis qui n’est pas partagé par le chef secteur M. Mara. Pour lui, le dépotoir doit être déplacé pour un autre endroit « Nous demandons l’aide de l’État pour qu’il enlève ça ici. C’est ce que nous voulons car nous ne pouvons rien. C’est seul l’État qui peut nous aider dans cette situation. »

Docteur Fall environnementaliste propose une solution plus durable et avantageuse « Il faut créer des centres d’enfouissements techniques. Mettre en place une infrastructure pour que rapidement ce site soit réhabilité. La réhabilitation veut dire tout simplement voir quelles sont les possibilités de valorisation des déchets à ce niveau-là. Nous voyons qu’il y a de la valorisation mais à l’échelle très petites. Nous voyons des femmes qui récupèrent des plastiques pour les revendre. Les jeunes récupèrent des canettes pour les revendre. La pratique de recyclage existe mais elle a besoin d’être mise en échelle pour que ces déchets soient rapidement diminués par le recyclage qui est un système circulaire de production et de gestion des déchets. » préconise Dr. Papa Abdoulaye Fall, environnementaliste.

Selon les témoignages recueillis sur le site, il y a plus de 200 personnes qui fréquentent cet endroit. Mais cette masse humaine n’est régie par aucun principe. Chacun y entre et ressort de son gré.

Pour rappel, le dépotoir de la Minière a été installé en 1987 quand sept ministres de l’époque s’y étaient rendu pour une visite. Ils ont décidé dès lors de délocaliser le dépotoir qui était Kenyen pour le nouveau site visité.

Boèboè Béavogui

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